A Pfastatt, Angélo Domenighini a fêté son 85ème anniversaire.
Né à Richwiller, il est issu d’une famille de quatre enfants, dont trois filles. Leur père, François Paul, ouvrier à la cartoucherie de Richwiller, était originaire de Riva di Solto, en Italie, tout comme son épouse, Catherine Polini. Ce qui leur a valu d’être expulsés par les nazis, dans le Lot et Garonne, le 13 décembre 1940, étant naturalisés, donc indésirables en Alsace. Une fois sur place, Angélo n’a pas eu le choix. Placé chez des agriculteurs, à l‘âge de 14 ans, il devait exercer le métier de domestique. En septembre 1944, il s’engage à Montauban dans l’armée de libération. Son unité ayant été affectée à la 9ème Division d’Infanterie Coloniale, il participe à la libération de Mulhouse, de Pfastatt et de l’Alsace. De retour dans la vie civile, il a exercé plusieurs métiers aux Mines de Potasse, puis fut chauffeur de bus et de poids-lourds. En novembre 1974, il emménage à Pfastatt, avec son épouse Jeanne Tournois. Un village où il œuvre activement au sein de la société d’arboriculture, en qualité de moniteur et de trésorier pendant seize ans. Durant ces années, il a notamment taillé pas mal d’arbres fruitiers. Aussi bien chez des particuliers que dans des lieux publics comme la cour de l’école du Centre ou celle des sapeurs-pompiers. Sa santé ne lui permettant plus d’exercer cette activité très physique, il a été obligé de l’arrêter à son grand regret. Il continue néanmoins d’entretenir son jardin et celui familial, au pied des Vosges, qui lui a permis de presser ses pommes pour en extraire 140 litres de jus qu’il a plaisir à servir à sa famille et ses invités. Il aime aussi leur parler de sa période militaire, mais très discret, ne relève pas les décorations qu’il a reçues. Notamment, celle de Reconnaissance de la Nation, accrochée avec d’autres souvenirs dans son domicile.
DS



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