Commune de 8500 habitants située au nord-est de l'agglomération mulhousienne, Pfastatt s'étend sur 520 hectares dont 120 de forêt. Elle bénéficie d'une position géographique intéressante - historiquement c'est une commune-relais comme en témoigne son blason, un mors de cheval-au bord de la Doller, à proximité d'un embranchement de l'A36, à 25 mn de l'Euroairport, entre ville et campagne.
La commune bénéficie d'une image tranquille et s'est longtemps développée par un urbanisme horizontal au pied et sur la colline du Haulacker. Ce caractère pavillonnaire était dû à la proximité des MDPA, qui interdisait les immeubles de grande hauteur. Finalement les mines n'ont pas exploité le sous-sol, et quelques quartiers périphériques ont vu s'ériger quelques immeubles.
D'un point de vue économique, le développement et l'évolution de Pfastatt sont étroitement liés à l'essor, puis au déclin de l'industrie textile. Au début du 19ème siècle, un cultivateur d'origine suisse, profitant de la qualité des eaux de la Doller, fit bâtir une petite blanchisserie dans l'enceinte d'un ancien domaine seigneurial. Ses descendants développèrent cette activité au point de devenir le plus grand site cotonnier d'Europe. Mais la mondialisation et les difficultés rencontrées par les industries de main d'oeuvre, mirent un terme à cet âge d'or qui dura très exactement 200 ans. En effet, à compter de l'an 2000, la commune a eu à affronter le défi de la disparition de "son usine".
La fin de l'entreprise Texunion a été un désastre économique, financier et humain pour la commune de Pfastatt.
Très rapidement, l'acquéreur des terrains et des locaux, une société privée, et la Municipalité décidèrent de scinder le site: une partie serait consacrée à de l'habitat, le restant à des activités tertiaires, industrielles et artisanales. A ce jour, la moitié des logements prévus (entre 800 et 900) dans le Domaine de la Cotonnade sont construits ou en voie d'achèvement. Ils sont à l'origine d'un apport de population en moyenne plus jeune que dans les anciens quartiers . A noter que la commune met à profit cette opération pour se mettre en conformité avec ses obligations en matière de mixité sociale.
La partie artisanale et industrielle est quasiment remplie.
Financièrement, la perte du plus important contribuable a constitué un choc pour les finances communales. Il a fallut adapter les projets, réduire les ambitions, mais tout en ajustant, avec des moyens réduits, la taille de ses équipements publics pour accueillir les nouveaux arrivants dans les meilleures conditions. Aujourd'hui le pari de reconstituer en une dizaine d'années les marges de manoeuvre antérieures est reporté compte tenu de la situation économique générale.
Pfastatt est tout, sauf une cité-dortoir. La vitalité de ses associations, plus de 40 regroupées dans un Office municipal des Sports, Arts et Loisirs très dynamique, est unanimement reconnue. Certaines d'entre elles, telles l'Espérance avec sa section de gymnastique rythmique, ont une renommée nationale. Par ailleurs de nombreux équipements, à la taille de la commune, sont à la disposition de ses habitants tant dans le domaine sportif, que culturel ou de santé. Pfastatt a en effet la particularité de compter sur son ban un hôpital civil, deux maisons de retraite et quatre établissements spécialisés pour les personnes handicapées, dont un Institut d'Education motrice de 72 places et un Foyer de Vie de 40 places.
La commune adhère à plusieurs structures intercommunales dont le SIVOM.
A compter du 1er janvier 2010, elle est devenue membre de la nouvelle communauté d'agglomération, la M2A.



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