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ELU MEILLEUR BLOG CITOYEN 2006

  • Les blogs de Pfastatt ("A l'affiche à Pfastatt" et "Un jour à Pfastatt") ont obtenu le prix du meilleur blog en juin 2006, à l'occasion des premières rencontres nationales du blog citoyen, dans la catégorie "Blogs d'association ou institution locale"
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Territoria 2006

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17 décembre 2005

UN ANNIVERSAIRE ET UN BAPTÊME

La collaboration entre la Commune de Pfastatt et Jeunesse et Sports a démarré à l'automne 1975. Elle a donc passé le cap des 30 ans. Les actions mises en place en partenariat, en direction de la jeunesse permettent à un grand nombre de jeunes
de participer à des activités sportives, culturelles et socioculturelles. Le coût des stages est abordable pour les familles grâce aux financements de l'Etat, du Conseil Général et de la commune.

Lundi dernier à la salle polyvalente, la municipalité a tenu à marquer cet anniversaire en Salle_reck invitant les associations pfastattoises ainsi que les animateurs sportifs et parmi eux quelques pionniers qui ont été les premiers à Pfastatt à organiser régulièrement des activités pour la jeunesse pfastattoise. Nicole Rossin, Marie-Odile Ruffenach, Agnès Lichtlé, Jean Paul Hartmann étaient présents.

C'est Robert Brunet, conseiller technique et Pédagogique supérieur de la jeunesse et des Sports, qui accompagne Pfastatt depuis le déut de ces actions, qui a fait le bilan du partenariat. Il a notamment présenté aux représentants des associations les grandes lignes du diagnostic sur l'offre sportive et socio-culturelle de Pfastatt qu'il a réalisé cette année. L'évolution des pratiques sportives et de loisirs ont été évoquées, en même temps que les spécificités et particularités de Pfastatt dans ce domaine associatif.(l'ensemble du diagnostic avait été publié dans ces pages)

En deuxième partie, il y a eu la remise à l'AS Saint Maurice de 4 poteaux et de ballons de basket-ball. Ce matériel est destiné à la pratique de ce sport par les tout jeunes.
Et puis, il y a eu une courte partie chargée de souvenirs et d'émotions, avec la dénomination de l'espace sauna et musculation. Celui ci sera désormais la salle André Reck, en hommage à l'ancien et regretté sportif et adjoint au maire chargé des sports.

Cet équipement avait été voulu à l'origine par l'ASSM et par André Reck (voir son portrait). Il profite aujourd'hui à l'ensemble des associations. André Reck était un grand sportif, proche des associations. Sa disponibilité, son ouverture, son sens de l'organisation, ses initiatives, son sens de l'humour ont marqué ceux qui l'ont côtoyé et il était logique que son nom restât attaché à sa salle fétiche, "la poyvalente".

Ce sont ses enfants, Stéphanie et Jean-Christophe, qui ont dévoilé la plaque de la salle André Reck.

15 juillet 2005

DIAGNOSTIC (14)

Diagnostic sur l’offre sportive, culturelle et socioculturelle pfastattoise (suite).

8 -  Perspectives et prospectives

Richesse, diversité et fragilité
Tout d abord faire remarquer avec insistance que ce diagnostic ne porte que sur la vie associative dans les structures organisationnelles classiques, ce qui représente environ 30 % de la population de Pfastatt. Cette vie associative est variée et équilibrée, mais cette « biodiversité » repose toutefois trop souvent, nous le répètons - sur l’engagement dynamique et sincère d’un nombre restreint de personnes qui sont les véritables moteurs de cette expression humaine qui puise son énergie dans la vie, l’action et le partage - cela veut dire qu’elle est fragile et qu’il faut en toute circonstance la soutenir.
Pfastatt a beaucoup d’atouts et son dynamisme dépasse largement le ban communal, de nombreux adhérents du bassin de vie viennent chercher dans les associations ce qu’ils ne trouvent pas chez eux comme de nombreux pfastattois s’investissent dans les communes limitrophes. Ce flux et reflux riche en échanges est un symbole fort de liberté et de démocratie. Cette ouverture, ces échanges sont nécessaires et ne doivent pas faire l’objet d’une comptabilité politicienne. Malgré ce brassage important Pfastatt préserve son image, son caractère, son identité, son authenticité.
Pour avoir une radiographie plus précise de la vitalité des habitants de Pfastatt, le prochain diagnostic devra porter sur la totalité des pratiques et mesurer avec précision les flux.
En dehors de l’individualisme, les risques qu’encoure la vie associative sont l’essoufflement de ses leaders, la démotivation de ses adhérents. Pour éviter ces risques, il nous faut rester à l’écoute du microcosme associatif, le soutenir, lui faciliter les tâches administratives, avoir une politique claire, lisible et cohérente et communiquer.
La communication avance à grands pas à Pfastatt: nouveaux outils,nouvelles techniques. La volonté ne manque pas, mais faut-il encore savoir profiter de cette aubaine. La communication ne doit pas s’arrêter là, elle doit mettre en valeur, aussi, toutes les politiques éducatives en faveur de la jeunesse pfastattoise.

Expansion de la ville, intégration de nouveaux habitants, vie associative et cohésion sociale

Web_rapport_24 Dans un avenir proche, la ville va s’agrandir, un ensemble immobilier va surgir sur le site de l’ancienne usine Texunion. Une nouvelle population va s’installer à Pfastatt, de nouvelles infrastructures devront être pensées et réalisées pour qu’il y ait un trait d’union entre le lotissement de Pfastatt le Château et Pfastatt le village. Les associations auront un rôle primordial dans l’intégration des nouveaux habitants. Auront-elles les capacités d’accueil et l’encadrement nécessaire ? La majorité des installations sont situées dans le village. Par quels moyens de transport les nouveaux habitants pourront y accéder ? Faudra-t-il délocaliser certaines activités ? Le service des sports déjà très sollicité devra s’étoffer car le volume de la politique éducative va devenir beaucoup plus important…
Un nouveau défi est lancé à la vie associative, celui de la cohésion sociale, de l’intégration et de l’identité. Si son dynamisme ne faiblit pas, nous pensons qu’elle est capable de le gagner.

                           Une enquête de Robert BRUNET
                           Conseiller Technique et Pédagogique Supérieur
                           Jeunesse et Sports du Haut-Rhin

copyright: Robert Brunet

14 juillet 2005

DIAGNOSTIC (13)

Diagnostic sur l’offre sportive, culturelle et socioculturelle pfastattoise (suite).

7– L’exception Pfastattoise ?

Quels sont les faits exceptionnels  depuis 1995 ?
De la nuit des temps surgit le seigneur « Baschi »; il entraîne avec lui une foule de Pfastattois qu’il paie 3 batz d’argent par jour, le spectacle est grandiose. Un temple dédié  aux déesses de la  gymnastique rythmique est édifié. Mille jeunes étoiles brillent dans les fêtes des « Frances ». Dans son jardin au cœur de la cité,  Pfastatt cueille sa première fleur. Les mômes sont déchaînés, ils montent sur scène, toujours plus nombreux, ils brûlent les planches, le spectacle est sublime et les rires  sincères déchirent l’espace  pour atteindre le monde des balles et lui donner sa joie de vivre. Libérées, les balles  rebondissent sur les raquettes, sur les petits pieds des stades, dans les petites mains des salles jusqu’aux panneaux de Saint Maurice où elles  se glissent dans les filets. Dans son jardin au cœur de la cité Pfastatt cueille sa deuxième fleur. Nous ne sommes pourtant  pas dans le monde Poudlard  où l’on pratique  le Quidditch et la magie, alors quelle est donc la potion magique qui donne ce rayonnement à Pfastatt ?
Il n’y a pas de secret, pas d’exception pfastattoise, la recette est celle d’hommes et de femmes exceptionnels parce que  passionnés,  motivés, travailleurs, entreprenants et dynamiques. Une motivation intrinsèque liée à l’activité qu’ils partagent avec d’autres. Dans le jargon associatif, on dit souvent  que les locomotives (des locaux motivés)  sont nécessaires pour entraîner dans leur sillage une foule de personnes à qui elles communiquent pour les uns leurs rêves de réussite  et de conquêtes ou simplement pour les autres leurs rêves  philanthropiques et humanitaires.
C’est là qu’il faut réfléchir sur la problématique de la  réussite du monde associatif et ce que l’on attend  pour la collectivité de cette réussite.
La réussite sportive, culturelle ou socioculturelle c’est quoi ?
C’est le mythe du  champion, l’équilibre et la santé  d’une jeunesse, la possibilité d’accéder pour le plus grand nombre aux activités physiques et sportives et culturelles, de tisser le fameux lien social, permettre de prendre des responsabilités, de s’épanouir, de mieux vivre avec les autres, de partager … c’est encore  les beaux-arts, le spectacle, l’expression populaire, la fête, l’expression de l’art populaire… la vie associative produit souvent les effets attendus par la politique de subventionnement d’une collectivité. Elle mérite dans chaque commune une réflexion approfondie pour répondre aux attentes des citoyens et aux imperfections de notre monde moderne.

Le cocktail de Pfastatt

C’est un mélange détonnant et étonnant de personnes passionnées, actives, qualifiées, de haute technicité, qui, dans leur activité donnent le meilleur d’elles même pour faire évoluer leur association. Toutes ces personnes et toutes ces associations sont fédérées au sein de l’OMSAL qui est lui-même une source d’énergie et de dynamisme. L’OMSAL est l’organisme qui impulse avec les associations la culture à Pfastatt.
On peut compter sur les doigts d’une main les Offices qui font preuve d’une telle créativité, d’une telle vitalité (parfois même aux dépens des associations). Lors des AG électives, chose rarissime de nos jours, il peut y avoir trois fois plus de candidats que de postes à pourvoir au comité. C’est tout de même un signe de bonne santé de la citoyenneté dans la commune. Et puis il y a les éminentes prestations des acteurs locaux de la vie associative. Certains s’expriment dans les exploits sportifs, les spectacles cultuels, d’autres plus modestement dans l’ombre au quotidien, tous participent activement à la vie sociale de la cité.

- La Gymnastique Rythmique et l’Espérance, club phare de la région. Il organise régulièrement des Championnats de France à Pfastatt.  Les titres de ses  Gymnastes sont nombreux dont celui prestigieux de championne de France en DN2 . La GRS c’est l’histoire d’une passion qui a très vite créé des émules dans ce sport où grâce et virtuosité vivent en symbiose. Le long chemin qui mène de la salle de gymnastique rue de l’Espérance à la belle salle de gymnastique rythmique n’a pas été construit d’un coup de baguette magique. Il est le fruit d’un long travail qui a nécessité de la volonté, de la ténacité, de la pugnacité, mais aussi du courage, de la compétence et de la réussite. Le seul regret que nous avons toujours exprimé c’est qu’il n’y ai pas eu en même temps la volonté de préserver la pratique de la gymnastique traditionnelle patrimoine culturel alsacien, symbole de sa résistance et de son identité culturelle.

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- La Maison pour tous qui est l’expression de la jeunesse et qui une fois l’an avec Môm’ en scène (350 jeunes) devient le centre incontournable du théâtre des jeunes.

- Le club de volley à qui la Fédération a donné le label de Club Formateur FFVB. Une équipe de garçons évolue en Nationale 3, des jeunes fréquentent le pôle espoir. Le football, ses nombreuses équipes de jeunes et son équipe fanion en Excellence A. Le basket en Nationale 3 et le dynamisme de ses présidents successifs. Le hand-ball senior en Excellence Départementale….

- En dehors des clubs phares, il y a aussi toutes les associations sportives, culturelles, caritatives, de prévention, de secours, d’action sociale, d’accueil qui sont tous les jours à l‘écoute du cœur de la cité. Leurs prouesses ne s’étalent pas au grand jour, mais leurs performances se mesurent par la constance et la permanence de leur action.

A suivre..... copyright: Robert Brunet

10 juillet 2005

DIAGNOSTIC (12)

Diagnostic sur l’offre sportive, culturelle et socioculturelle pfastattoise (suite).

6 – Le Profil des adhérents

Il nous semblait intéressant d’établir avec les responsables des associations le portrait des adhérents à partir de deux ou trois traits caractéristiques. Les questions étaient : 1 – viennent-ils au club sportif uniquement pour pratiquer la compétition ? (Et par là même représenter le club et la ville. 2 – Sont-ils là pour exclusivement consommer l’activité ? 3 – Participent-ils activement à la vie de l’association ?

Le résultat des motivations des sportifs nous inspire cette réflexion :
La vie associative est l’une des expressions forte de la vie démocratique française.Touchée par le mercantilisme et par l’individualisme contemporain, elle est devenue le pâle reflet de sa vocation première. Elle est aujourd'hui la manifestation d’un malaise profond qui touche notre société et menace ses fondements.

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Ce graphique est révélateur de l’attitude d’un grand nombre de sportifs vis-à-vis de l’institution démocratique qu’est le club. Elle est le reflet de notre société de consommation. La recherche du plaisir individuel sans contrepartie pour la société. Je paie donc je consomme et je profite. C’est l’inverse de l’esprit fondateur des valeurs de la vie associative qui est la démocratie, le partage, l’altruisme.  Jean Joho bien connu en Alsace cite dans son guide des associations d’Alsace-Lorraine : « les multiples bienfaits de la vie associative : école de la démocratie, de la participation, de la responsabilité, de la tolérance, de la convivialité, de la compréhension, de la fraternité, de la solidarité …. » Nous  ne citerons pas le bénévolat car ce mot récupéré sonne faux dans de nombreuses bouches y compris bénévoles. Nous préférons dire volontaires qui ne tirent aucun profit du temps passé et des efforts librement consentis au service de la cause associative.

La valeur Educative et Sociale du sport.   

De nos jours, une belle image comme le lien social est à la mode. De même que des mots comme insertion sociale, intégration sociale… En parole, pour beaucoup d’élus et de citoyens, le sport est un modèle de vertu. Toutefois, dans le flot des mots, et des phrases toutes faites, ils oublient simplement comme le disait Maurice Baquet, directeur technique de l’I.N.S -- que «  le sport a des vertus mais ce sont des vertus qui s’enseignent » et que pour enseigner ces vertus, il faut des éducateurs sur les lieux du sport et de vie.

Les Rapports entre l’argent et le sport

L’argent ne tue pas le sport qui est source de profit, il tue le cœur du sport : le jeu qui est la quintessence du sport. L’homo ludens spontané et radieux  cède sa place à l’homo égocentrique  dépendant. L’argent ne tue pas la vie associative, il détruit ses valeurs d’altruisme, de désintéressement, de dévotion et d’humilité
L’individualisme et l’attitude  consumériste sont les plaies du sport associatif, ils représentent  un danger latent pour la démocratie de la vie associative.

L’association est devenue pour certains le super -marché ou la superette du village.
Ce microcosme de notre société démocratique ne peut répondre à la demande croissante de cette société que prône grâce au temps libre, le loisir individuel.
Il faut dénoncer cet état de fait dans les associations et retrouver le sens et les véritables valeurs de la vie associative. Pour cela il faut rompre cette logique économique qui régit aujourd’hui la majorité des clubs sportifs où en l’absence d’une véritable politique sportive réfléchie, seul le résultat  est reconnu et récompensé.
C’est un des aspects d’une politique, mais ce n’est pas le seul. Une politique sportive doit aussi prendre en compte l’environnement géographique, culturel, social, économique et se fixer des objectifs.

L’économie du sport 

Cela ne veut pas dire que nous devons ignorer les espaces de liberté créés par les activités physiques sportives  de même que  l’aspect économique du sport lié  au professionnalisme, aux loisirs, aux loisirs sportifs qui sont des atouts touristiques d’une vallée, d’une région, à la  performance à haut niveau. Le sport est une dynamique économique source de revenus, source d’emplois et il dégage des bénéfices qui peuvent être réinvestis dans le monde associatif amateur.

Apprendre à gérer

Mais  une politique sportive locale ne repose pas uniquement sur les associations. Ce n’est pas au monde associatif de définir une ou des politiques sportives locales, comme il n’appartient pas aux collectivités locales de se substituer aux politiques des fédérations.  Les communes doivent apprendre à gérer le sport, ses contraintes, ses contradictions et ses bienfaits. Il faut qu’elles apprennent à discerner le sport associatif de compétition, le sport loisirs et santé, le sport de masse, le sport de proximité, le sport d’élite, le sport de haute compétition, le sport professionnel, le sport scolaire, le sport de prévention, le sport spectacle, le commerce des activités physiques et sportives et ses professionnels….. et déterminer clairement sur quels terrains elles veulent bâtir  leurs projets politiques.

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Les consommateurs forment aussi un groupe important dans les associations culturelles et socioculturelles. Toutefois la participation à la vie associative, l’engagement des adhérents est conséquent. Il faudrait cependant analyser plus finement le culturel (spectacle…) et le socioculturel chacun dans leur champ d’activités.

A suivre..... copyright: Robert Brunet

09 juillet 2005

DIAGNOSTIC (11)

Diagnostic sur l’offre sportive, culturelle et socioculturelle pfastattoise (suite).

5 – Les attentes des associations

Web_rapport_18_1

Le graphique représente les pourcentages  des besoins exprimés par l’ensemble des associations sportives. Il est évident que chaque association en fonction de sa situation a des besoins particuliers (salles pour les uns, membres actifs pour les autres etc.…). Pour en saisir les grandes tendances, nous avons regroupé ces besoins en trois grandes classes : 1 – Les ressources humaines (bénévoles, public, membres actifs, cadres qualifiés). 2 – Les ressources matérielles (salles, locaux, terrains, heures d’entraînement). 3 - Les ressources financières (subventions, sponsors).

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A Pfastatt, les associations sportives ont besoin en premier lieu  de ressources matérielles, puis de ressources humaines et enfin des ressources financières. Comment expliquer ces pourcentages ? C’est à la dynamique des associations que l’on doit ce constat. Elle est la conséquence de l’effet conjugué de la diversité de l’offre : nombre des activités physiques et sportives proposées par les associations, des formes de pratique (initiation, compétition, loisir) et du niveau de pratique. Plus un club a un niveau de pratique élevé, plus il a besoin d’espace et de temps dans des installations spécialisées, pour un nombre parfois très restreint d’adhérents, à des heures et des jours programmés (programmation annuelle de l’entraînement par l’entraîneur d’une équipe de niveau national…) Ce constat est  aujourd’hui, dans les collectivités, une source de conflit entre le sport de compétition et le sport loisir et de l’entretien physique.

Les collectivités locales sont confrontées dans la gestion des installations (piscine, gymnase, courts, stades…) à ce phénomène. Par exemple la natation, qui est l’un des trois sports individuels le plus pratiqué en France (marche : 20,1 millions de pratiquants -natation : 14,5 – vélo 12,7). Elle est victime de son succès. Deux publics, deux mondes, deux conceptions s’affrontent, les nageurs compétiteurs et les nageurs loisir et entretien physique qui recherchent le plaisir dans «  la culture fitness aquatique ». (La piscine devient centre aquaforme, aqualand, la natation : aquasénior – aquagym – aquajogging -  aquatraining – aquastep - aquafitness – cardio-training aquatique – musculation aquatique – et les derniers venus de la gamme : aquabiking – aquapower – aquaboxing , la free nage et le nec plus ultra : la balnéonage . La piscine de l’ascète nageur voit  développer  en son sein le cortège de soins corporels proposés : massage détente, relaxation, solariums, saunas, spas et les jets à pression.
Bref tout un arsenal de mise en forme ludique au service de l’exploitation commerciale du corps humain : l’aquaculture des êtres humains «  branchies branchées ». Là, la société mercantile utilise à son profit l’aspect ludique des Activités Physiques et Sportives.

Dans une même piscine, parfois au même moment, les uns sont subventionnés  et bénéficient gratuitement des installations, les autres paient pour pratiquer. La coexistence n’est pas toujours facile surtout pour ceux qui sont les plus nombreux,  qui paient et s’entassent dans les lignes d’eau.
Sans une politique sportive claire et lisible par tous, en faveur de ces deux formes nécessaires et complémentaires de pratique, il est difficile de concilier les deux publics.

Le deuxième souci c’est bien entendu d’avoir un encadrement qualifié et des membres actifs, du public mais surtout des personnes responsables, motivées et  actives au sein du club pour encadrer, diriger, gérer ou donner ponctuellement de leur temps lors de grandes manifestations. Les subventions n’apparaissent pas comme le moteur de la vie associative sportive mais elles jouent cependant un rôle important dans la dynamique et l’équilibre  du club.

Web_rapport_20

Contrairement au sport le plus important pour les associations culturelles et socioculturelles  ce sont les ressources humaines. Elles souhaitent plus de membres actifs et plus de gens qui s’investissent dans l’association. Les ressources matérielles et financières  arrivent à égalité dans un deuxième souhait, elles expriment un besoin de salles et de locaux – de subventions et de sponsors.

A suivre..... copyright: Robert Brunet

30 juin 2005

DIAGNOSTIC (10)

Diagnostic sur l’offre sportive, culturelle et socioculturelle pfastattoise (suite).

3 – Analyse comparative

Elle porte sur les données sportives recueillies en 1995

Sexe

Année

Homme

Femme

1995

63%

37%

2003

63,33%

36,67%

Evolution des effectifs de 1995 à 2003