C'est bien connu, la réalité dépasse souvent la fiction. Sur France-Info, hier matin, il y avait une info-forcément- selon laquelle les gendarmes de Saint-Tropez, les vrais, ceux qui exercent aujourd'hui dans cette charmante cité, les successeurs des Cruchot, Gerber et Fougasse étaient à la recherche de malfrats qui avaient passé la soirée précédente à se poster à l'entrée de la ville. On n'a pas réussi à écouter le flash d'infos jusqu'au bout et donc à savoir la suite de l'histoire. S'agissait-il d'un repérage des nudistes potentiels ? d'une action pour décourager les hordes de touristes du Nord de l'Europe, chassés par la canicule, venus profiter de la fraîcheur du sud ? Toujours est-il, que si les vrais gendarmes sont à la recherche des faux gendarmes, ça doit être du sérieux.
"A l'affiche à Pfastatt" qui a quand même obtenu, il y a peu, le prix du blog citoyen, se voit dans l'obligation aujourd'hui de donner un tuyau aux gendarmes de Saint-Tropez.
Il n'y a pas que sur la Côte d'Azur, que sévit cette brigade balnéaire dont la réputation est mondiale. Ainsi, fin juin, nous les avons aperçus dans notre commune ainsi que dans quelques communes limitrophes. Sans doute avaient-ils été attirés par "l'Epoque Haeffely" qui, dit-on, était considéré dans le milieu un peu blasé du show-bizz, comme le spectacle à ne pas louper. Et voilà pourquoi la brigade de Saint-Tropez, la vraie, la fausse, on ne sait pas très bien, a décidé de traverser à la fois le Temps et le pays, du sud à l'est. Nos reporters, avertis par une indiscrétion de la venue à Pfastatt d'une 2CV (bien sûr, nous ne dévoilerons pas nos sources), au volant de laquelle se trouverait Soeur Clotilde étaient bien sûr présents et on suivi l'équipée de Cruchot and Co. Et c'est pour cette raison, que nous pouvons aujourd'hui collaborer avec la (vraie) brigade de Saint-Tropez.
Après avoir patrouillé dans la rue de Richwiller (en haut à gauche), les gendarmes de Saint-Tropez qui venaient d'effectuer un bon millier de kilomètres sans voir l'ombre d'un képi, sont tombés sur un os. La police municipale veillait au grain ce dimanche soir et a arrêté l'équipage.
Après un contrôle en règle et sans complaisance, tout étant en ordre, le véhicule a pu reprendre sa marche normale. Il y avait quand même une erreur monumentale qui n'aurait pas dû échapper à l'homme de loi. C'est la non-conformité de l'uniforme du gendarme. Interrogé à ce sujet, notre policier a déclaré qu'il avait bien reconnu l'uniforme, mais qu'il avait fermé un oeil pour éviter de rallumer la guerre des polices. Noble geste de sa part.
Ce qu'il ne dit pas, c'est que les gendarmes bénéficiaient à Pfastatt d'une haute protection, à savoir celle du Maire, vedette du jour et qui était venu personnellement sur les lieux de l'interpellation.
La 2CV fonce.
Aucun doute, au volant, il y avait bien Soeur Clotilde:(nom et adresse connus de la rédaction).
Dans une commune voisine située en zone gendarmerie (les gendarmes de Saint-Tropez connaissent leur règlementation sur le bout des doigts), arrêt d'un automobiliste fautif, avec l'assistance du Maire:
Retour sur Pfastatt sur les chapeaux de roues: le temps presse. Le rideau de "l'Epoque Haeffely" va se lever et il faut encore passer au maquillage. Les gendarmes de Saint-Tropez ont apprécié.Ont-ils sévi autre part qu'à Pfastatt. Seule l'enquête menée par les (vrais) gendarmes de Saint-Tropez nous le dira.
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