LA BIBLE DE JEAN-PAUL GITTA
Gitta est un nom bien connu à Pfastatt, plus particulièrement dans le milieu sportif.
Récemment, lors de la célébration du trentième anniversaire de la collaboration entre la commune et le Ministère de la Jeunesse et des Sports, les anciens ont évoqué l'investissement de Mauricette Gitta qui était du quarteron des pionniers du sport pratiqué en dehors du temps scolaire. Son fils Matthieu est l'un des pivots de l'équipe de l'ASSM depuis plusieurs années et a "succédé" à sa maman puisqu'il est devenu l'un des éducateurs sportifs pfastattois. Quant à Jean-Paul Gitta, le mari (et père), il est bien connu pour sa connaissance du milieu sportif haut-rhinois. Son activité professionnelle de journaliste sportif aux DNA durant plus de 25 ans l'a en effet amené à connaître chaque recoin de chaque stade, salle, vestiaire et tout endroit où se réunissent les sportifs. Pendant 20 ans, il a tenu chaque mardi une rubrique intitulée carnets de balle qui était attendue et commentée dans tout le landernau. Cette année, Jean-Paul Gitta a mis un terme à sa carrière professionnelle et il a eu l'excellente idée de faire relier dans un ouvrage certaines de ses chroniques du mardi, en les commentant et en les annotant. Cela permet de placer certains évènements dans leur contexte et d'apporter des précisions qui pour diverses raisons ne pouvaient pas être publiées en leur temps.
Jean-Paul Gitta a bien de la chance d'avoir pu réaliser cet ouvrage. Le mot chance n'est bien sûr pas approprié parce que c'est là le résultat d'un travail et d'une volonté. Mais bon, il a quand même de la chance d'avoir pu réunir en un volume le fruit d'une partie de son travail et de sa passion.
Le résultat est impressionant pour quiconque s'intéresse à l'évolution du sport haut-rhinois durant les deux dernières décennies. La connaissance du terrain et surtout des hommes est encyclopédique et la mise en perspective de ses chroniques leur confère une toute autre envergure. A l'heure qu'il est nous ne l'avons pas encore lu comme on lit un livre, c'est-à-dire de la première à la dernière page. Mais en parcourant les chapitres, en dégustant certaines anecdotes, on peut dire que l'on se réjouit très fort de cette parution. Elle correspond presque à notre propre "carrière" de supporter sportif qui a débuté avec l'ASCA Wittelsheim et Opala et qui s'est étiolé après Battmann et le FCM de la Coupe de France face à Bordeaux. Un seul regret: que le sportif se soit cantonné aux jeux de ballon et que le chroniqueur n'ait pas trainé ses baskets sur les stades d'athlétisme.
Le sport pfastattois est présent dans ces lignes par l'intermédiaire d'une équipe et d'un homme. L'équipe, c'est l'ASSM et ses joueurs. Le journaliste était (il l'est toujours) interessé par l'ascencion sportive du club. Le père surveillait (surveille) les progrès du fiston, et l'homme y retrouvait (y retrouve) des amis, tels que le docteur Roland André, qui avait déjà fait les beaux jours d'autres clubs et qu'il avait forcément croisé. Et le jour où l'ASSM décida de faire animer le rencontres à domicile par un speaker, personne ne présentait autant de qualifications que lui.
Et puis l'homme, c'est le regretté André Reck, qui était un ami de Jean Paul. Combien de fois avons nous vu l'adjoint aux sports débouler en mairie en gromellant "Il faut que je téléphone à Jean-Paul. Il pourra nous débloquer cette situation". "Carnets de balle" est dédié à sa mémoire. Sa dédicace est courte et sobre, mais en dit long sur les liens qui unissaient ces deux sportifs.



Les commentaires récents