Comme vous le savez, fidèles lecteurs, nous avons passé une partie de la semaine dernière dans la capitale. Et, à peine rentrés, la valise pas encore déballée, nous nous présentons à vous pour vous en faire le compte-rendu. C'est la moindre des choses, car nous nous doutons bien que vous attendez avec impatience de savoir comment la délégation pfastattoise a été reçue.
Nous revenons avec des informations qui sont de première importance. Pour au moins la moitié de nos lecteurs. C'est à dire pour nos lecteurs qui sont des lectrices.
Eh, bien, savez vous chères amies, permettez cette familiarité, que tout Paris est actuellement sous le charme de la botte ? Ne comprenez pas par là que les dragueurs italiens sont plus nombreux que d'habitude. Malgré la proximité du 11 novembre, ce n'était pas non plus une reconstitution de périodes noires. Au demeurant, ce ne sont pas les Parisiennes qui étaient chaussées de bottes à ces époques.
En fait, il suffit de marcher 5 minutes dans les rues de Paris pour comprendre. La botte (bottine ?) est devenu l'accessoire indispensable. Cette affirmation ne correspond d'ailleurs que partiellement à la réalité. Il faudrait dire que la Parisienne enfile une paire de bottes et assortit le reste en fonction. Pour illustrer ce propos sans doute trop théorique, j'ai le plaisir de vous présenter la paire qui m'a m'a mis, façon de parler, la puce à l'oreille:
La photo a bien sûr été prise au débotté. Ceci n'est pas un jeu de mots gratuit. Vérifiez dans votre dictionnaire: au débotté signifie "à l'improviste, dès l'arrivée". Et en effet, à ce moment précis de mon voyage, j'ignorais encore que ces paires de bottes allaient tellement marquer ce voyage.
Et puis, voici la suite:
Si bien qu'après quelques minutes, je me demandais si je ne voyais pas double ou triple:
Et des photos comme celle là, j'en possède toute une collection. Nous n'allons pas charger le blog, mais sachez qu'elles sont à votre disposition. Sur rendez-vous uniquement.
Mais alors, vous qui peut-être avez prévu de faire une virée dans la capitale ces prochains jours, vous vous demandez si on peut encore circuler sans bottes.
Bien sûr, chères lectrices. Paris reste une démocratie et vous pourrez chercher et trouver chaussure à vos pieds en toute liberté. Par contre, je préfère vous prévenir: la tyrannie de la mode est telle que si vous vous chaussiez autrement, vous passeriez irrémédiablement pour une provinciale. Voici, une Parisienne avec sa cousine de Vesoul, ainsi que deux autres spécimens dont on n'a pas réussi à savoir si ce sont des ignorantes ou des provocatrices:
Ne reculant devant aucun sacrifice pour vous informer, et sachant que vous êtes en droit de nous demander les sources de nos informations, nous envisagions de nous rendre dans un grand magasin à l'heure de la sortie du personnel. Vous ramener un cliché de toutes ces paires de bottes s'élançant vers les transports en commun parisiens, voilà une idée particulièrement excitante et c'était notre plus cher désir. Hélas, trois fois hélas, cela n'a pas été possible parce que c'était justement l'heure à laquelle nous attendait le Président du Sénat. Oui, nous l'avouons, nous avons fait le choix de la facilité en préférant le Palais du Luxembourg. Mais nous vous le jurons: très prochainement, rien que pour vous, pour réaliser cette photo, nous retournerons à Paris.
En attendant, si l'on peut se permettre de donner un conseil à la lectrice qui dans un commentaire déclare posséder toute une série de bottes qu'on se transmet de génération en génération, si donc chère lectrice vous vous rendiez ces jours ci, je ne sais pour quelle raison, c'est peu probable mais on ne sait jamais, dans la Ville-Lumière, s'il vous plaît, pas de goumisschlappas. Pour une association avec un tablier, à votre place je réfléchirais.
Ou alors, ne dites pas que vous venez de Pfastatt.
PS:
Quant à la cravate pour laquelle on se faisait du souci, elle est passée inaperçue. Trop banale certainement. Si on avait su que l'important, c'est les bottes!!!!!!!!!!!!!!!










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