Un jour, Marie-Hélène Schnebellen avait sollicité une entrevue pour évoquer son avenir à la mairie. Pour avoir suivi sa "carrière"-quel vilain mot- artistique, je savais depuis longtemps que ce jour viendrait. Naturellement. Probablement je savais cette évidence bien avant elle. Aussi quand elle m'annonça que justement elle avait décidé, que son avenir, elle l'envisageait en dehors de l'accueil à la mairie, ce fut tout sauf une surprise.
Ce jour, Marie-Hélène avait pris une décision qu'elle avait longuement mûrie. Elle se consacrera exclusivement à une passion de plus en plus dévorante, la peinture.
Le week-end dernier, elle a montré à tous ceux qui s'intéressent à son évolution, qu'elle n'a pas perdu le temps libre dont elle dispose désormais. Elle a exposé une cinquantaine de toiles, la plupart récentes, pour la plus importante exposition qu'elle a jamais réalisée.
L'exposition s'est déroulée dans la salle paroissiale de Soppe-le-Haut. Sympathique mais plus adaptée à un banquet de mariage qu'à une expostion de cette ampleur. Les toiles trop proches les unes des autres manquaient d'espace vital et d'oxygène.
Cela n'a pas empêché les nombreux visiteurs d'apprécier les grands formats de Marie-Hélène Schnebellen, qui a en ce moment pour thèmes de prédilection les clair-obscurs des salles de restaurants ou des scènes d'orchestre. Et en déambulant au milieu de ces belles compositions, je me disais que l'accueil de la mairie avait perdu un sourire, mais que son talent pourrait désormais s'exprimer dans de bien meilleures conditions. Ce talent qu'avait découvert un artiste de Lauw, Gérard Gebel, dont le nom est connu dans le monde entier et qui est vénéré au Pays du Soleil Levant. Gérard Gebel a certainement été le père spirituel artistique de Marie-Hélène Schnebellen. C'est lui qui l'a poussée à perséverer et qui a probablement été son modèle.
A Soppe, l'exposition rassemblait des oeuvres de 3 artistes. Un sculpteur sur bois, Jean-Michel Peltier, Marie-Hélène et justement Gérard Gebel. Certainement un moment fort pour la Pfastattoise, qui à cette occasion a pu mesurer l'immense chemin qu'elle a parcouru.
En haut, toiles de Marie-Hélène Schnebellen, en bas deux tableaux de Gérard Gébel.







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