L’Union Musicale offre chaque printemps deux concerts préparés durant tout un week-end. Jean-Marie Naegelen et Olivier Boehringer, qui dirigent l’harmonie, tiennent à cette mobilisation des musiciens qui est autant un rendez-vous de travail que celui de la convivialité qui unit un orchestre.
Vient le grand jour des concerts auxquels participent pas moins de 43 musiciens. La plupart sont issus de l’école de musique fondée en 1970 et dirigée actuellement par Louise Behr. Beaucoup restent ensuite au sein d’une harmonie qui sait varier les genres. Le programme, présenté sur la scène de la Salle Culturelle du Foyer Saint-Maurice à un public aussi nombreux que fidèle, en a été, une fois de plus, l’illustration.
On y a trouvé, à nouveau, plusieurs musiques de films, tel « Conan le Barbare » ou des morceaux contemporains comme « The Cream of Clapton ». Variation de genre aussi avec la présentation, en acoustique, de deux musiciens de l’harmonie, Nicolas Naegelen et Christian Perrin qui ont interprété plusieurs standards rocks, blues et autres airs modernes. Si Nicolas, à la guitare, a de qui tenir musicalement, Christian possède un joli brin de voix. Le tout sans se prendre la tête, tout en étant cool.
Autant que leur président, Francis Weiss, qui a posé sa clarinette, non seulement pour saluer et remercier le public, mais pour se produire grimé en Fidel Castro. En le voyant ainsi les spectateurs qui le connaissent bien maintenant ne sont plus étonnés de ses facéties. C’est uniquement le thème de l’année qui surprend chacun. En découvrant dans le programme « Cuban Sound », il devenait évident. Avec Christelle Pelz qui tient le micro avec lui pour une présentation toute aussi originale, on reste dans les traditions de l’Union Musicale.
Cette dernière reste d’ailleurs très sérieuse dans toutes ses interprétations qui font, chaque printemps, une des affiches de Pfastatt toujours très attendue. Histoire de saluer une nouvelle saison.
Daniel Schaerer



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