VACANCES SUR INTERNET
Dans l'article ci-dessous, nous parlions de l'incroyable pari de Serge Girard. Roland Zeller, qui aime la course de fond et qui a suivi de très près l'exploit, nous a envoyé, suite à notre appel, une "photo de ses vacances", en fait une photo de l'arrivée à Tokyo de Sege Girard. Accompagnée du texte suivant:
Vacances sur Internet: cette combinaison de mots ne sent pas bon en général, il y a comme un goût d’arnaque dans le titre…Et pourtant j’ai vibré pendant 3 semaines, face à mon écran, quand dehors la météo jouait la symphonie de la désolation d’un Août pluvieux.
J’ai découvert, puis suivi au jour en jour (souvent à des heures insolites) un sacré bonhomme, Serge Girard 52 ans, poursuivant un défi un peu fou. Il s’acharnait à courir plus de 19.030 km entre Paris à Tokyo en moins de 276 jours sans s’accorder un seul jour de repos afin de ramener dans le giron tricolore un record du monde.
Depuis le 18 décembre 2005, date de son départ à Paris les souffrances n’ont pas manqué (tendons, dents, estomac, sciatique) ni les caprices de la météo (froid glacial, neige, vent puis chaleurs torrides). Et pourtant l’ami Sergio, avec son assistance rapprochée n’a jamais douté, ne s’est jamais découragé et a couru, tous les jours, plus vite et plus loin que Forest Gump. Sur son parcours il avale 140 cols à plus de 2000 m d’altitude dont 9 à plus de 5000 m.
Serge est arrivé à Tokyo le 5 septembre 2006 après 19.097,3 km en 262 jours. Le record était battu, une lettre de félicitations de Monsieur Jacques Chirac l’attendait à l’arrivée.
Il y avait au préalable des années de préparations, mais cela n’enlève rien à l’exploit. Même armé d’un cœur qui pulse à 34 coups/minutes, courir 73 km soient près de 2 marathons par jour, user 50 paires de basket, perdre au passage 10 kg n’a rien d’une cure de jouvence.
A 14 heures, il arrive tout sourire mais les yeux humides, et tombe dans les bras de ses 3 garçons. Le même soir au JT de 20 heures, PPDA révèle cet exploit à la France entière.
Et là , malgré mon implication depuis plusieurs semaines, et la correspondance entretenue et suivie avec l’équipe via internet, je me suis laissé emporter par l’émotion.
Si de toutes mes excursions estivales je ne pouvais retenir qu’une leçon, j’opterai pour le message de Serge : « Et puis, pour moi, le plaisir est de découvrir des pays inconnus sous un autre aspect que par le tourisme classique ainsi que des populations dont les préoccupations sont sensiblement différentes de celles des Etats auxquels elles appartiennent. Leur gentillesse et le bonheur qu'on leur procure en acceptant leurs invitations quelles qu'elles soient sont gage d'espoir pour l'avenir »
L’avenir personnel de Serge est décrit comme son rêve ultime « Courir un marathon à 100 ans ». C’est tout le bonheur qu’on lui souhaite en attendant de le revoir bientôt en route, lors d’une conférence ou dimanche prochain 10 septembre à la télé sur Stade 2.



Les commentaires récents