Avant toute chose, je me dois de vous présenter mes excuses. D’abord, au rédacteur en chef de ce blog qui attendait vainement mon article (que je lui avais promis). Ensuite, bien évidemment, aux nombreux internautes habitués à venir ici recueillir des nouvelles du basket pfastattois. Je suis vraiment désolé de ne plus rester dans le bon rythme mais le site internet de l’ASSM m’accapare beaucoup plus que je ne l’imaginais au départ.
Grâce à la vidéo de Vincent Zimmer vous avez déjà pu vous rendre compte de la formidable soirée que l’ASSM a une nouvelle offerte à ses supporteurs. C’est toujours le même refrain avec les « bleus » depuis qu’ils sont en Nationale 2. C’est au moment où l’on croit leur cause perdue qu’ils ressuscitent. Ou Roland André est un docteur miracle ou Pfastatt est devenu une succursale de Lourdes.
UN TONITRUANT DÉBUT DE MATCH
Ce match contre GRIES ne se présentait pas sous les meilleurs auspices pour notre équipe. D’une part, les Bas-Rhinois venaient de réussir deux grosses performances. D’autre part, l’ASSM était, l’espace d’un soir, privée de son coach Frédéric DEMONTOUX suspendu à la suite de trois fautes techniques. Enfin, les « bleus » restaient sur une sortie catastrophique à MIRECOURT.
Finalement, toutes ces craintes se virent balayées en un temps record. Le temps, pour l’ASSM, de signer un 6-0 qui la mit sur les bons rails. Le public, venu en nombre, comprit tout de suite que les « bleus » avaient enfilé leur tenue de gala. Et la crainte changea de camp. Elle habitait désormais la petite délégation de supporteurs bas-rhinois qui avait effectué le déplacement à l’autre bout de l’Alsace.
L’élan pfastattois était tel que GRIES ne parvenait à scorer que par intermittence. La défense des « bleus », traditionnel point faible de l’ASSM, fonctionnait à merveille et l’écart grandissait au fil d’une première mi-temps de rêve. 39-19 : c’était le score au terme de 20 minutes de jeu. Il faudrait fouiller dans les archives pour vérifier, mais si notre mémoire est bonne, jamais, depuis qu’elle évolue en championnat de France, l’ASSM n’était parvenue à limiter son adversaire en-dessous des 20 points au terme d’une mi-temps.
DES FRAYEURS SUR LA FIN
Comme on pouvait s’y attendre, la suite fut plus difficile. On eut même, au cours du 4e quart-temps, quelques frayeurs. Dame, GRIES était revenu sur les talons des « bleus » : 60-52 (35e’). Et même à moins de 2’ de la fin, la victoire n’était pas encore assurée puisque le tableau d’affichage indiquait 68-61. Un 0-8 venait de freiner une ASSM qui pensait avoir fait le plus dur en se détachant à 68-53 (38e’).
Heureusement, bien dirigés par le tandem Doc-Bertrand, les Pfastattois finirent en trombe dans le sillage d’un Jean-Michel MONTABORD époustouflant dans le dernier quart-temps. Portés par un public déchaîné, ils mirent leur adversaire définitivement K.-O. pour s’imposer 77-64. Au résultat, indispensable pour rester en vie, l’ASSM sut y ajouter la manière.
Et maintenant ? Tout d’abord, une fois de plus, les résultats de la soirée n’ont pas été favorables aux « bleus ». Aucune équipe ne connaît la longue série de défaites qui permettrait à l’ASSM de quitter, enfin, sa place de lanterne rouge. Du coup, il y a toujours un écart de deux points entre elle et le premier non-relégable. A ces deux points on peut même ajouter un 3e en cas d’égalité avec RECY, MIRECOURT et CHARENTON, autant d’équipes avec lesquelles l’ASSM présente un panier-average défavorable. Un secteur où notre équipe vient enfin de prendre l’avantage. Mais c’est avec GRIES/OBERHOFFEN et ce serait tout de même une grosse surprise que ces deux clubs se retrouvent à égalité de points à la fin du championnat.
GAGNER CINQ MATCHES SUR HUIT !
A huit journées de la fin, le problème demeure compliqué. Il ne reste que trois matches à domicile – VAULX EN VELIN, OUEST LYONNAIS et CERGY/PONTOISE – et il sera évidemment indispensable de les gagner tous. Après, il y aura cinq déplacements – ALFORTVILLE, VANVES, AUTUN, SOUFFELWEYERSHEIM et ORMES – et le maintien passera obligatoirement par l’une ou l’autre victoire : deux au minimum, trois probablement voire, qui sait, quatre.
A l’énoncé de ces chiffres on mesure l’ampleur de la tâche qui attend Mathieu GITTA et ses coéquipiers. La faute à ces défaites – à RECY, à domicile contre ALFORTVILLE, ORMES, RECY (encore) – qui, aujourd’hui, laissent beaucoup de regrets. Mais, de cela on reparlera plus tard. Dans l’immédiat, prenons exemple sur le coach Fred DEMONTOUX qui ne cesse de répéter que dans la situation où l’équipe se trouve il n’y a qu’une seule solution : prendre un match après l’autre et faire le maximum pour remporter le plus de victoires possible.
UN EXPLOIT A ALFORTVILLE ?
Samedi, l’ASSM se déplacera à ALFORTVILLE. Puis, après un week-end de trêve (Coupe de France oblige) un autre déplacement l’attendra le 1er mars à VANVES. De ces deux matches, les « bleus » doivent en gagner au minimum un. De préférence à VANVES où une victoire aurait l’avantage d’apporter 2 points de bonus en cas d’égalité à plusieurs avec la présence de VANVES. Ce qui semble inéluctable dans cette poule où sept équipes sont actuellement classées avec le même nombre de points de la 6e à la 12e place !
Bien évidemment, un doublé serait encore mieux. Mais cela sera très dur dans le fief d’une US ALFORTVILLE que l’ASSM n’a jamais battue. Et même si le club francilien est à l’origine de la présence des « bleus » cette saison en N2 – vous vous rappelez, la fameuse histoire du point perdu par pénalité et récupéré par l’ASSM ? – il n’y aura pas de cadeau à attendre samedi. Ce qui est d’autant plus normal que l’USA, pourtant installée aujourd’hui à la 3e place, n’est pas encore mathématiquement sauvée.
Il faudra donc que l’équipe de Fred DEMONTOUX parvienne enfin à montrer à l’extérieur le même visage qu’à CERGY où elle a signé son seul succès jusqu’ici en déplacement. On souhaite de tout cœur que cela se produise au plus vite. Bientôt, il sera trop tard.
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